Eau et assainissement

A partir de janvier 2018, la Communauté de communes Vallée de l'Hérault aura la responsabilité de l'eau et de l'assainissement suite au transfert de compétence des 28 communes fixé par la loi. Réussir ce transfert à plusieurs enjeux majeurs : enjeu environnemental et aménagement du territoire, enjeu organisationnel financier et humain et un enjeu de qualité de service aux habitants.

Anticipation du transfert de la compétence eau en 2018 

Depuis plusieurs années, les élus réfléchissent à la ressource en Eau et à la prise de compétence à l’échelle intercommunale.

La communauté de communes a pris de l’avance pour devenir un acteur majeur du petit et du grand cycle de l’eau, mais aussi par solidarité avec les 28 communes qui la composent.

Ce transfert a été anticipé pour trois raisons :

  • Les élus débattent de l’eau depuis 2004 au sein de la communauté de communes et la réflexion était suffisamment avancée pour se lancer.
  • Les élus souhaitent sensibiliser les usagers au plus tôt pour avancer ensemble progressivement.
  • Notre territoire subit des pénuries d’eau en période estivale. Il faut donc sécuriser la ressource et cela ne peut se faire qu’en mutualisant les moyens. 
Un enjeu financier

Au-delà des problématiques de la ressource en eau, le transfert de compétence dès 2018 permet à la communauté de communes de continuer à percevoir de l’Etat la Dotation globale de fonctionnement (DGF) bonifiée, soit plus de 400 000 €/an.

Un mode de gestion en régie intercommunale à partir de 2018

Aujourd’hui, il y a 12 autorités gestionnaires sur tout le territoire, soit 24 communes en régie et 4 communes en Délégation de service public (DSP). 

Le système de régie étant majoritaire, il a été convenu de conserver ce mode de gestion et donc de créer une régie à autonomie financière et de recettes prolongées à l’échelle intercommunale. 

Ce choix que nous faisons d’une gestion publique en direct est pour nous la meilleure manière de garantir au public un service de proximité et de qualité au juste prix et une gestion durable et solidaire de la ressource. 

A la fin des contrats de Délégation de service public avec la SAUR (en 2021 ou en 2024 selon les communes), la gestion de ces 4 communes pourra être assurée par la régie intercommunale.

4 budgets annexes sont donc crées et permettront une transparence quant aux coûts du service.
  • Régie Eau Potable
  • Régie Eaux Usées
  • DSP Eau Potable
  • DSP Eaux Usées

Pour l’usager, ce type de régie permet d’apporter une garantie sur les dépenses de l’eau et un guichet unique pour l’encaissement.

Les enjeux du territoire

Le territoire est confronté, tout comme d’autres, à l’appauvrissement quantitatif de la ressource en eau et sa qualité est vulnérable. Nous sommes sur un territoire à sol karstique (calcaire poreux) où les nappes d’eau sont vulnérables face à la pollution. Nous sommes donc confrontés à une ressource finie et épuisable. La surconsommation d’eau peut engendrer des périodes de crises, notamment pendant les périodes estivales.

Quelles réponses apporter dans les années à venir ?

Il y a plusieurs solutions à envisager face à cette problématique, qui doivent être mises en œuvre avec des intensités et fréquences propres à chacune :
  • Améliorer les rendements, c’est-à-dire trouver un équilibre entre le captage et la consommation réelle de l’eau. Cela passe par des recherches de fuite.
  • Interconnecter les réseaux entre communes, comme c’est le cas entre Gignac et Aniane ou sur le territoire du Pic Baudille.
  • Rechercher d’autres ressources sur le territoire (campagne de recherches scientifiques, forages de reconnaissance…).
  • Sensibiliser tous les utilisateurs (particuliers, collectivités, entreprises) à la réduction des consommations en eau par un travail pédagogique collectif.

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