Gestion de l’eau et de l’assainissement

Depuis 2018, la Communauté de communes Vallée de l’Hérault (CCVH) gère l’eau et l’assainissement. Elle met en place des actions pour une gestion durable de la ressource en eau et la modernisation des infrastructures.

Une compétence intercommunale

Depuis le 1er janvier 2018, la Communauté de communes Vallée de l’Hérault (CCVH) est responsable du service de l’eau et de l’assainissement, suite au transfert de compétences fixé par la loi Notre du 7 août 2015.

Elle assure le service directement en régie pour l’assainissement dans les 28 communes, tandis que pour l’eau elle assure le service directement dans 20 communes et par gestion déléguée au Syndicat Mixte des Eaux de la Vallée de l’Hérault (SMEVH) dans 8 communes du sud de notre territoire : Aumelas, Bélarga, Campagnan, Plaissan, Puilacher, Saint-Pargoire, Tressan et Vendémian.

La gouvernance

Rôle et fonctionnement du conseil d’exploitation

Le conseil d’exploitation des régies de l’eau et de l’assainissement est un organe consultatif et délibératif qui :

  • Examine les dossiers pour lesquels le conseil communautaire ne s’est pas réservé le pouvoir de décision.
  • Est consulté sur toutes les questions générales relatives au fonctionnement de la régie.
  • Propose des améliorations et mesures au président.
  • Mène des contrôles et investigations. 

Composition

Le conseil est composé des 28 représentants des communes membres. Chaque commune doit disposer d’un conseiller communautaire au sein du conseil d’exploitation. Il se réunit en moyenne une fois par mois.

Nos engagements

Le projet de territoire 2016-2025 met l’accent sur une gestion durable des ressources, face à un état préoccupant de la ressource en eau. En période estivale, les pénuries d’eau sont en effet de plus en plus fréquentes, et d’ici 2030, un déficit important est à craindre. Pour anticiper cette crise et répondre aux défis à venir, la communauté de communes s’est engagée dans une gestion intégrée de la ressource en eau.

Ces initiatives visent à optimiser la gestion de l’eau, tout en garantissant un approvisionnement pérenne pour les habitants et les activités économiques du territoire.

Préserver la ressource en eau

La vallée de l’Hérault est confrontée à l’appauvrissement quantitatif de la ressource en eau. La surconsommation d’eau peut entraîner des tensions, notamment en périodes estivales. Situé sur un sol karstique (calcaire poreux), le territoire présente par ailleurs des nappes d’eau vulnérables face à la pollution.

Pour répondre à ces deux problématiques, plusieurs orientations sont suivies pour contribuer à une gestion plus équilibrée de l’eau et éviter de futures crises liées à la surconsommation :

  • Amélioration des rendements : il s’agit de mieux équilibrer la captation et la consommation d’eau, en recherchant notamment les fuites sur les réseaux existants.
  • Interconnexion des réseaux : l’objectif est de relier les réseaux d’eau entre les communes pour une gestion plus efficace et solidaire de la ressource.
  • Exploration de nouvelles ressources : des campagnes scientifiques et des forages de reconnaissance sont régulièrement menés pour identifier d’autres sources d’approvisionnement sur le territoire.
  • Sensibilisation collective : un travail pédagogique s’impose auprès des habitants, des entreprises et des collectivités pour réduire les consommations d’eau, et ainsi, garantir un usage plus raisonné et durable de cette ressource précieuse.

Grâce aux travaux menés, le service des eaux a réduit considérablement les fuites des canalisations. Le rendement du réseau est passé de 63% à 87% de 2018 à 2024.

Un diagnostic pour optimiser l’approvisionnement en eau

Pour sécuriser les équipements et mieux répondre aux besoins des populations, un diagnostic complet des infrastructures d’eau potable et d’assainissement a été mené en 2019, à travers le territoire.

L’objectif était de vérifier l’état des installations cruciales, telles que les unités de pompage, les stations de traitement, les châteaux d’eau et les réservoirs. Ce diagnostic a également permis de sécuriser le réseau en vérifiant les bouches à clé et les regards.

Les travaux associés à cette étude ont abouti à une opération de « sectorisation » visant à optimiser le rendement de l’eau et à lutter contre le gaspillage de cette ressource vitale.

En parallèle, des campagnes de reconnaissance et de mesure ont été réalisées pour affiner le diagnostic du réseau.

Des études approfondies du réseau sont régulièrement réalisées. Grâce à ces inspections, le service peut anticiper les besoins de maintenance, optimiser le rendement du réseau, planifie les travaux de rénovation et de remplacement.

Des travaux d’entretien et de modernisation du réseau d’eau

L’entretien et le renouvellement du réseau d’eau sont des priorités pour garantir la qualité de l’eau, assurer la continuité du service et réduire les pertes dues aux fuites.

Quelques exemples d’actions significatives entreprises ces dernières années afin de renforcer et moderniser les infrastructures :

  • Nouvelle unité de traitement de l’eau potable à Pouzols

Le service des eaux a rénové en 2022 l’usine de traitement à Pouzols pour réduire la concentration de fer et de manganèse. Le système a été remplacé par un procédé d’oxydation et filtration avec un média filtrant performant, améliorant ainsi la qualité de l’eau.

  • Raccordement pour le futur pôle de formation du SDIS

Dans le cadre des travaux d’aménagement du centre de formation (PPESU) du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 34), une extension du réseau d’eau potable a été réalisée en 2023 depuis le lycée Simone Veil, incluant un forage dirigé pour traverser le ruisseau le Rieutord. Cette technique de forage horizontal a permis d’installer la conduite sous le cours d’eau.

La recherche d’eau, un enjeu essentiel pour l’avenir

Dans le cadre de la gestion de la ressource en eau, des explorations sont régulièrement menées sur le territoire pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.

Ces travaux ont abouti, en 2021, à la réalisation de deux forages d’exploitation : le forage F2 de l’Aumède au Pouget et le forage Planasses bis à La Boissière, essentiels pour répondre aux besoins en eau des communes concernées.

La même année, un diagnostic approfondi du puits du Pradel, situé à Saint-Bauzille-de-la-Sylve, a été réalisé afin de vérifier son état et sa capacité à soutenir les besoins futurs en eau potable. En 2024, des forages exploratoires ont été conduits à Puéchabon et à La Boissière.

L’assainissement : l’enjeu de protection du milieu naturel

Les équipes en charge de l’assainissement ont pour mission essentielle de garantir la qualité de l’eau rejetée dans le milieu naturel, tout en entretenant les stations d’épuration, les réseaux et les postes de relevage. Ce travail de longue haleine, vise à répondre aux exigences environnementales et réglementaires en matière de gestion des eaux usées.

Rénovation des réseaux d’assainissement

Des travaux de renouvellement et de réhabilitation des canalisations ont été réalisés dans plusieurs communes pour moderniser les infrastructures vieillissantes et améliorer le traitement des eaux usées. Ces projets ont été menés à Jonquières, Saint-Jean-de-Fos, Campagnan, Montpeyroux, et Le Pouget, dans le but de renforcer l’efficacité du réseau d’assainissement.

Des travaux supplémentaires ont permis par exemple :

  • Le renouvellement de 420 mètres linéaires de réseau à Saint-André-de-Sangonis.
  • La rénovation de 250 mètres linéaires à Aniane, en coordination avec les projets de voirie communale.
  • La création d’un réseau de 290 mètres linéaires à Gignac et de 210 mètres linéaires à Puilacher, facilitant la déconnexion des fosses septiques.
  • La création d’un nouveau poste de relevage à Argelliers, modernisant ainsi le système en amont de la station d’épuration.

Ces opérations visent à garantir la qualité de l’eau, à améliorer le traitement des eaux usées et à préserver l’environnement, assurant ainsi un réseau durable pour les générations futures.

Nouvelles stations d’épuration

Après les nouvelles stations d’épuration ouvertes entre 2018 et 2021 à Montarnaud, Lagamas, Aumelas (Cabrials) et Vendémian, la Communauté de communes Vallée de l’Hérault a lancé les travaux des nouvelles stations d’épuration de Saint-Pargoire en 2021 et d’Aniane en 2022.

La construction de ces installations répondait à des besoins impératifs : le respect des normes environnementales, la croissance démographique et les exigences réglementaires actuelles. Les anciennes stations, respectivement construites en 1994 à Saint-Pargoire et en 1991 à Aniane, atteignaient leurs limites de capacité et d’efficacité

Des réalisations exemplaires

Les deux stations illustrent l’engagement de la communauté de communes pour un traitement écologique et durable des eaux usées :

  • À Saint-Pargoire : La nouvelle station peut traiter jusqu’à 750 m³ d’eaux usées par jour, soit une capacité de 4 500 équivalents habitants.
  • À Aniane : Avec une capacité nominale portée à 5 200 équivalents habitants et un débit maximal de 1 700 m³/jour, cette station s’inscrit dans une démarche durable, grâce à son implantation sur une parcelle hors zone inondable.

Des technologies de pointe pour un environnement protégé

Les deux stations mettent en œuvre des solutions techniques modernes et performantes :

  • Un traitement biologique élaboré, avec des bassins d’aération et des clarificateurs permettant d’atteindre un taux d’épuration des eaux de plus de 96 %.
  • Un traitement des eaux claires, incluant un passage sous UV pour garantir une qualité bactériologique exemplaire
  • Une valorisation des boues par compostage, pour une transformation en ressource utile.

Un investissement pour l’avenir

Ces réalisations représentent un investissement total de près de 4,5 millions d’euros HT, financé grâce à la mobilisation conjointe de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse et du Département de l’Hérault.

Ces réalisations sont bien plus que de simples infrastructures. Elles sont un exemple de notre engagement envers la transition écologique et la protection de notre environnement. Elles répondent non seulement aux besoins d’aujourd’hui, mais viennent également démontrer notre capacité à anticiper, à innover et à bâtir un avenir résilient

Jean-François Soto, Président de la Communauté de communes Vallée de l’Hérault.

L’assainissement non collectif : une solution essentielle en zone rurale

Un enjeu local pour l’environnement

Dans la vallée de l’Hérault, où de nombreux foyers sont implantés en zone rurale ou hors des réseaux d’assainissement collectif, l’assainissement non collectif est une solution permettant de traiter les eaux usées directement sur place. Chaque installation doit être conforme aux normes environnementales et sanitaires,

Les systèmes d’assainissement non collectif

Les systèmes d’assainissement non collectif peuvent concerner une habitation individuelle, un immeuble ou un ensemble de logements. Ces installations ne doivent en aucun cas recevoir les eaux pluviales et comprennent généralement plusieurs éléments :

  • Un dispositif de collecte des eaux usées.
  • Une fosse toutes eaux assurant un prétraitement des effluents.
  • Un dispositif d’épuration des eaux usées.
  • Un système de rejet, souvent par dispersion dans le sol, afin de restituer l’eau traitée dans le milieu naturel.

Ces équipements sont essentiels pour garantir un traitement local et efficace des eaux usées, afin d’éviter leur contamination et protéger les écosystèmes environnants. Ils constituent ainsi une solution incontournable pour maintenir la qualité de l’eau et prévenir la pollution des milieux naturels.

Les actions du Service public d’assainissement non collectif (SPANC)

Le Service public d’assainissement non collectif (SPANC) de la Communauté de Communes Vallée de l’Hérault a pour mission d’accompagne les propriétaires dans la création, l’entretien et le contrôle des installations, essentielles pour éviter la pollution des sols et des cours d’eau, notamment ceux du bassin versant de l’Hérault.

Ses actions sont nombreuses et variées :

  • 1 600 vérifications par an pour assurer la conformité des installations existantes, en particulier dans le cadre des contrôles périodiques.
  • Conseils et accompagnement des particuliers concernant le choix, l’installation et l’entretien de leur système d’assainissement.
  • Aide à la réhabilitation des installations obsolètes : le SPANC accompagne les propriétaires dans le cadre de la mise en conformité de leur installation en cas de défaillance ou d’usure.

Si des aides financières peuvent être mobilisées pour la mise en conformité, la vigilance reste de mise : un ANC mal entretenu peut rapidement devenir une source de nuisances et de pollution. Un enjeu crucial dans une région où préserver la qualité de l’eau est une priorité.