Préservation et valorisation du patrimoine

Riche en patrimoine entre abbayes et églises, ouvrages d’art, tours et châteaux, paysages et vestiges ruraux, la CCVH mène de nombreuses actions en faveur de la valorisation du patrimoine et met en place des opérations régulières pour y sensibiliser les habitants.

L’éducation au patrimoine

La Communauté de communes Vallée de l’Hérault s’implique dans une politique volontariste et ambitieuse en matière d’éducation artistique et culturelle. Elle développe depuis 2014, un service éducatif actif et innovant dédié au patrimoine à destination des publics scolaires et extrascolaires, de la maternelle au lycée.

Une volonté partagée

Bénéficiant du soutien et de l’accompagnement des ministères de la Culture, de l’Education nationale et du département de l’Hérault, le service éducatif construit une offre pédagogique respectant les programmes scolaires et le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Dans ce cadre, la Communauté de communes Vallée de l’Hérault confie à ses médiatrices du patrimoine la rencontre avec les enseignant.e.s et les élèves.

Les objectifs du service éducatif sont :

  • Faire découvrir aux élèves, le riche patrimoine de ce territoire dans une démarche pluridisciplinaire, en insistant particulièrement sur la période médiévale ;
  • S’interroger sur les différentes sources de l’histoire (plans, cadastres, registres consulaires, actes juridiques officiels, etc.) en mettant en valeur la démarche archéologique.

Un service éducatif de territoire

Visites guidées et ateliers sont proposés sur l’ensemble du territoire autour d’un patrimoine vaste et varié. Celui-ci est parfois très célèbre comme l’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert ou le pont du Diable entre Aniane et Saint-Jean-de-Fos, parfois plus discret et passionnant comme l’histoire du village de Vendémian.

Chaque site, chaque village se révèle lieu d’apprentissage de différentes matières telles que l’histoire, la géographie, les sciences (mathématiques, géologie) et la technologie. Des outils pédagogiques et ludiques sont créés et adaptés spécifiquement.

Une thématique privilégiée : la fabrique des villages

Le service éducatif privilégie la période médiévale qui a vu les villages de notre territoire se construire. Bâtis autour d’un puissant monastère, d’une église ou d’un fort, chacun raconte la vie quotidienne des habitants de la vallée de l’Hérault. Pour étudier cette période, une première thématique a été explorée : la fabrique des villages.

Durant la visite, les supports pédagogiques permettent aux élèves de corréler les vestiges actuels avec la lecture de documents d’archives ou de synthèses archéologiques. 

Des lieux 

Deux espaces ont été créés pour l’accueil du public scolaire :

  • L’atelier pédagogique d’Argileum à Saint-Jean-de-Fos permet aux classes de profiter d’un lieu adapté à l’initiation à la poterie ;
  • L’espace dédié à la découverte des fouilles archéologiques dans l’enceinte de l’ancienne abbaye d’Aniane.

L’ancienne abbaye d’Aniane

Située au cœur du Grand Site de France Saint-Guilhem-le-Désert – Gorges de l’Hérault, l’ancienne abbaye d’Aniane, classée Monument historique, est l’un des trésors patrimoniaux incontournables de la vallée de l’Hérault.
Fondée il y a plus de 1200 ans par saint Benoît, elle est achetée en 2010 par la Communauté de communes Vallée de l’Hérault à l’État.

Tout en s’appuyant sur ses histoires multiples, l’ancienne abbaye développe ses activités dans plusieurs domaines : patrimonial et artistique pour aller vers une transformation profonde et sensible. Sa devise : l’émotion est dans les murs, la création ouvre les portes !

La communauté de communes porte un projet global de réhabilitation des différents espaces qui représentent 15 000 m2 bâtis sur une emprise de 3 hectares.

Douze siècles d’histoire

Tout commence en 782 avec l’arrivée de Wittiza, mieux connu aujourd’hui sous le nom de saint Benoît d’Aniane, en vallée de l’Hérault…

De la fondation à la destruction

Il fonde l’abbaye bénédictine d’Aniane et s’installe dans les dernières décennies du VIIIe siècle sur le territoire du futur village d’Aniane. Wittiza, aristocrate wisigoth et fils d’Aigulfe, comte de Maguelone, prend rapidement le nom de Benoît, en hommage à Benoît de Nursie, auteur au VIe siècle d’une règle monastique qu’il va réformer.

À partir de 782 Benoît d’Aniane construit un monastère qui inclut une église dédiée au Saint-Sauveur. Cette abbaye devient le pôle de diffusion de la règle bénédictine dans le royaume d’Aquitaine. Benoît d’Aniane est appelé à la cour de Louis le Pieux (Aix-la-Chapelle) pour réformer les monastères et diffuser la règle bénédictine sur l’ensemble de l’Empire carolingien.

Après des périodes d’affaiblissement et d’épanouissement au cours du Moyen Âge, l’abbaye d’Aniane connaît un épisode tragique : en 1562, lors des guerres de Religion, elle est en grande partie dévastée et l’abbatiale Saint-Sauveur est ruinée.

La reconstruction par les mauristes et la filature de coton

En 1633, l’abbaye d’Aniane est rattachée à la congrégation de Saint-Maur qui obtient la reconstruction des bâtiments conventuels et de l’église Saint-Sauveur. Les mauristes s’engagent dans un long chantier qui sera à peine terminé à la Révolution française.

Suite à sa mise en vente en 1791, la famille Farel achète le lieu pour le transformer en filature. Celle-ci fonctionne de 1793 à 1843 et accueille jusqu’à 150 ouvriers.

La période pénitentiaire

En 1842, le directeur de la maison centrale de Montpellier visite l’ancienne abbaye d’Aniane dans le but d’y installer un nouveau centre pénitentiaire qui entre en fonction dès 1845. De grands travaux sont alors réalisés : nouvel accès, construction des ailes de la cour d’honneur, du mur d’enceinte, de la caserne (école élémentaire actuelle) ; ajout d’un second étage sur l’un des bâtiments conventuels pour augmenter la capacité des dortoirs de la maison centrale.

En 1885, la maison centrale est remplacée par une colonie industrielle pour jeunes délinquants. Cette colonie accueille des mineurs qui travaillent dans des ateliers. Ils produisent tout le nécessaire pour l’institution et les autres Maisons d’Éducation Correctionnelle du pays.

De la répression à l’éducation

Les principaux changements suivent l’ordonnance de 1945. Celle-ci entraîne la généralisation des tribunaux pour enfants, la création du poste de juge des enfants et des Institutions Publiques d’Éducation Surveillée (IPES). Aniane prend le statut d’IPES en 1953 privilégiant ainsi la formation professionnelle par l’obtention de CAP avant d’évoluer en Institut Spécialisé d’Éducation Surveillée (ISES) en 1975. Ces deux dernières étapes traduisent une volonté d’éducation et de réinsertion. Le Ministère de la Justice ferme définitivement le site en 1998.

L’ensemble est classé au titre des monuments historiques en 2004. Il est racheté par la Communauté de communes Vallée de l’Hérault en 2010, et intégré dans la démarche Grand Site de France.

La presse en parle !

Lancement des travaux de réhabilitation de la chapelle de l’ancienne abbaye d’Aniane sur Hérault tribune – Mai 2024

  • https://www.dailymotion.com/video/x8z67uq
  • https://www.dailymotion.com/video/x8z67uu
  • https://www.dailymotion.com/video/x8z67us
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Soutenir les communes dans la restauration de leur patrimoine

Depuis 2004, la CCVH accompagne les communes au travers de plusieurs « plans patrimoine » (22 restaurations pour environ 1M€ HT de travaux). Afin de poursuivre cette dynamique, un nouveau règlement d’intervention a été voté en février 2019 pour soutenir la rénovation du « petit patrimoine ».